Europe Ministère de la Culture et de la Communication Région Réunion Le Port Consiel général de La Réunion


SESSION WORKSHOP SEMESTRE 2

WORKSHOP CINEMA D'ANIMATION
>> Intervenants : Patrice Dijoux et Sylvain Ballé

Depuis l'âge préhistorique avec les peintures rupestres, l'homme « artiste » dessine et peint. Puis apparurent les premiers appareils qui initièrent le mouvement, le Thaumatrope,
le Zootrope, le Zoopraxiscope... etc... Avec les frères Lumières, Thomas Edison et bien d'autres, l'ère du cinéma débuta. De James Stuart Blackton avec son «Humorous Phases of Funny Faces » à Winsor McCay avec «How a Mosquito Operates » et « Gertie le dinosaure », puis les débuts de l'animation 3d avec John Lasseter avec « Luxo Jr » jusqu'à aujourd'hui avec les grands studios comme Disney, Pixar, Dreamworks...bien du chemin a été parcouru. Nous proposons dans ce workshop de retracer cette histoire autant visuelle que sonore, de s'en inspirer pour produire une œuvre « artistique » à la hauteur, avec une bande son digne de ces studios.

 
WORKSHOP PERFORMANCE PLURIMEDIA

>> Du chantier de l'œuvre.
>> Intervenante : Aurélie Sement

Depuis plusieurs années, Aurélie SEMENT s'intéresse, à travers différents projets artistiques, aux transformations à l'œuvre actuellement de nos paysages.

Ainsi, en 2015, dans le cadre d'une commande réalisée pour animer le Débat Public sur le projet de Parc éolien en mer de Dieppe (Seine-­? Maritime), elle imagine un dispositif vidéo intitulé Voix of et présenté dans l'espace public, précisément sur le port du Tréport. Conçue comme une invitation au dialogue, l'œuvre, protéiforme, n'avait pas vocation à prendre parti
dans le cadre du débat public, ni à en être un quelconque instrument mais devait être perçue d'abord comme une œuvre plastique à part entière et une contribution singulière au débat. La même année, Aurélie SEMENT rejoint le laboratoire de recherche Déplacer la Terre / un inventaire des bords à l'ESAM Caen / Cherbourg dont l'objet d'étude, basé à Cherbourg-­? en-­?Cotentin (Manche), questionne aussi la réalité d'une transformation économique
et géographique considérable : l'extension portuaire sur la mer destinée à l'implantation industrielle des énergies marines renouvelables (éoliennes et hydroliennes en mer), matérialisée par la construction d'un terre-­?plein de 39 hectares, gagné sur la mer.
Le workshop ici proposé s'inscrit dans le prolongement de ce travail engagé autour de ce qui pourrait être considéré comme une forme d'anthropisation des paysages, et plus particulièrement littoraux.
Ses liens évidents avec les axes de recherches en développement au sein de l'ESA de la Réunion l'amènent à s'intéresser au projet de construction de la Nouvelle Route Littorale de la Réunion, une nouvelle voie rapide, portée par un viaduc et une digue et se déployant sur une douzaine de kilomètres devant relier à terme Saint-­?Denis à La Possession.
Par son caractère tant controversé, eu égards aux problématiques écologiques et financières qu'il pose, que monumental voire gigantesque dans sa réalisation, ce projet de construction constituera un objet d'étude et de recherche artistique aux multiples enjeux pour ce workshop.
Tout d'abord, l'espace du chantier – quel qu'il soit -­? est un lieu de promesse où les matériaux
mais aussi la structure de la construction prennent toute la place. Ce moment de transition est à la fois loin des maquettes et croquis mais en dessine déjà certains contours. Il montre ce qui ne sera plus visible ensuite, ce qu'il conviendra d'oublier. Le potentiel esthétique du chantier se situe dans l'inachevé du projet, dans les matériaux bruts et l'apparent désordre, voire le chaos.
Il s'agira ainsi d'interroger le rôle et le pouvoir des images par la production d'« images de terrain » et de soulever ainsi la question de la mise en concurrence possible entre les acteurs du chantier (les outils, les machines, les hommes) et l'intervention ou le geste artistique qui cherche à reproduire, traduire, donner à voir sa mise en œuvre.

WORKSHOP DESSIN
>> L'île, le cosmos et la cellule.
>> Intervenants : Thierry Cheyrol et Mathilde Claude Marty

L'île vue du ciel, cet atome, cette cellule / ovule, contenant d'un matériel génétique, d'ADN et de recombinaison moléculaire. D'un bloc de minéral paraissant inerte, la méiose opérante nous mène vers le Vivant...
La biologie, la géologie, la sismologie et les microcosmes symbiotiques : Autant de thématiques et de ponts entre les sciences et l'art. Partant de l'image de l'île, ce microcosme, on développe un univers, une cosmogonie (De l'infiniment petit à l'infiniment grand). Les métamorphoses et les représentations qui peuvent en découler étant riches en interprétations et en métaphores sémiotiques visuelles. Par-­?delà les apparences physiques, que nos yeux perçoivent, amener à nous poser la question de nos origines intrinsèques en constante évolution et qui nous composent. Celles qui nous lient réellement au reste du monde, voire de l'Univers (atome, cellule, molécule...) Elaborer un travail sur le détournement, la recomposition, la transformation d'une image et révéler ainsi son potentiel signifiant-­?signifié. De la stratosphère, une île ne ressemblerait-­? elle pas à un micro-­?organisme observé sous microscope?
L'estampe utilisée ici comme médium d'expression artistique, possède cette approche du travail par couche successive, comme autant de strates géologiques révélées par le jeu des transparences sur une seule et même plaque d'impression. Cette plaque devient dès lors un système d'enregistrement "d'instants T », témoin des métamorphoses apportées par l'artiste sur l'image ainsi travaillée.
L'élaboration du Livre d'Artiste sera le catalyseur qui permettra aux étudiants de créer une synergie sur leur imaginaire autour de l'Infiniment petit / Infiniment grand (île, cellule, galaxie...)
Dans le parcours artistique des étudiants, cet objet amènera une valorisation individuelle et commune de leur production.

 

WORKSHOP PEINTURE
>> Le super beau nouveau monde 2
>> Intervenants : Samuel Vanderkeven et Cristof Denmont

Quelles images associons-­?nous à l'idée de paradis terrestre ? Quelle place tient encore le sacré face à l'imagerie produite par le capitalisme et la mondialisation?
Comment donner du sens à une approche picturale autour de cette idée de paradis terrestre? Ce workshop prend comme point de départ l'image, y compris dans sa négation.
Qu'on fasse le choix d'une approche réaliste, figurative ou abstraite, comment mettre ces différentes problématiques au service de son propos ?

 

 WORKSHOP PLURIMEDIA
>> Corps et nouvelles technologies. La performance en ligne comme outil de dévoilement?
>> Intervenante : Annie Abraham

Aujourd'hui le corps humain est pénétré par les nouvelles technologies ; il est augmenté, prolongé, amélioré et surveillé par des applications. Le corps est contraint, maltraité, contrôlé et souvent oublié. Le corps qui libère, qui rattache le virtuel au réel et en sens inverse, qui fait médiation, qui est entre. Le corps qui n'est plus jamais seul, mais n'a pas appris à être avec, ce corps lié est le champ de nos recherches.
Analyser quelques exemples (« L'un la poupée de l'autre » – « besides, compressed by communication » -­? « Angry Women ») Approches théoriques (Sherry Turkle, Annie Abrahams, Daniel Pinheiro, Randall Packer, Helen Varley Jamieson)
Introduction à la méthode de re-­?formulation de Deufert et Plischke comme méthode radicale de collaboration horizontale pour arriver à une proposition partagée.
Expérimenter la performance en ligne – pratique, technique, script, exécution, évaluation.
Contenu :
Faire connaître la performance et les pratiques de performance en ligne aux étudiants.
 

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