Europe Ministère de la Culture et de la Communication Région Réunion Le Port Consiel général de La Réunion

A venir

Exposition " Les diplômés 2018 "
Avec Daniel Abdallah, Sandrine Chamand, Lorelei Dhomme, Laurie-Anaïs François, Clément Lamort de Gail, Océane Marée, Virginie Nododus, Angélique Tisserand, Magali Virasamy Hoquet

Commissariat : Lorelei Dhomme
 

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Exposition "Toute une histoire pour un territoire"
Yasmine Attoumane

présenté du  25 au 05 mai 2018 à la Saga du Rhum

Yasmine attoumane travaille à la Rivière des galets, un quartier situé sur la rive droite du fleuve à cheval sur la commune de la Possession et du Port. La jeune plasticienne a tissé des liens très forts, tant avec les habitants de ce territoire, qu'avec ce site fluctuant devenu le terrain de prédilection de ces expérimentations artistiques. Photographies, performance, vidéo, la rivière inonde ses travaux, et dans un aller-retour, la pratique de l'artiste reconfigure cet espace.

Au cœur de cette première exposition personnelle, la série de photographies La RDG-Observations I donne un aperçu de la richesse naturelle du site et de sa versatilité. Les images nous donnent l'impression que Yasmine Attoumane a saisi à la fois l'immensité du paysage et dévalé les pentes pour en saisir les fragments, du sol aride et rocailleux, aux eaux vives de la crue, des vallons du cirque à l'embouchure gagnant l'océan.
Non loin de la rivière, elle a rencontré les habitants du village devant leurs pas de portes et a dressé 40 portraits photographiques pour 40 portes, un projet qui résulte de chaque rencontre et dialogue avec ces individus garants de la mémoire des lieux. Les deux personnages, extraits de cette série, témoignent de cette attention accordée aux autres, ceux qui construisent l'histoire de la rivière.
Entre la fixité des images, deux installations projection vidéo qui recréent artificiellement des éléments naturels dans l'espace de l'exposition par la magie de la lumière. Ils nous invitent à plonger les yeux dans l'universalité du monde, un ciel étoilé, une chute d'eau.
Enfin La robe claire, dans un subtil clin d'œil à l'ouvrage majeur de Roland Barthes, convoque à la fois la photographie et le jeu dans son terrain favori. L'artiste en tisseur de temps et collage d'images condense le déroulé des heures passées à la rivière.

Tant d'histoires au fil de l'eau quand le travail de rivière rencontre le regard constant et profond d'une artiste ancrée dans son territoire.

Yasmine Attoumane
Née au Port en 1981, Yasmine Attoumane est une artiste plasticienne diplômée de l'ESA Réunion en 2017. Elle vit et travaille à la Rivière des galets, terrain de pratique qui irrigue ses premiers projets artistiques et qui pose les jalons de ses recherches autour de la question de l'appartenance à un territoire et du dessin de ses frontières.
A travers des expérimentations in situ dans des sites naturels instables et fluctuants — le rivage ou le lit de la rivière, elle tente de s'approprier un territoire, en pose les limites par divers marquages (traits, lignes, quadrillages). La photographie, son médium de prédilection, et la vidéo, sont aussi des outils très largement investis par l'artiste. Ils lui permettent d'observer et de fabriquer d'autres images de ces sites, éloignées des clichés et des images médiatiques mais aussi de mettre en tension ce micro territoire dans le grand mouvement universel.

Réalisée dans le cadre de la collaboration Saga du rhum/La Semeuse ESA Réunion
Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication – DAC-OI.

En partenariat avec Mauvilac

Exposition  " D'une rive à l'autre "
Du 28 novembre au 15 décembre 2017 - Galerie de l'ESA
avec Yasmine Attoumane, Sonia Charbonneau, Erwan Lauret, Antoine Mariani, Anaïs Saint-Agnan, Jayce Salez

D'une rive à l'autre propose une sélection des travaux présentés par les étudiants qui ont reçu les félicitations du jury dans le cadre du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique en juin 2017. L'exposition tente de rendre compte à la fois de la diversité des champs expérimentés et des points de contacts, zones de frottements, balancements entre des visions singulières et des lectures communes du monde. Elle constitue la première exposition collective de ces jeunes plasticiens désormais confrontés aux aléas des débuts d'activité, un premier virage, une métaphore du voyage, parsemé d'incertitudes, vers la reconnaissance artistique.

D'une rive à l‘autre se lit non seulement comme un voyage, une traversée dans l'espace et dans le temps mais aussi comme un entre-deux, un arrêt à mi-chemin. Si l'expression renvoie aussi au trépas nous la convoquons ici comme métaphore de l'existence avec ses obstacles à franchir : un monolithe blanc bouche notre horizon, des galets se heurtent à nos pas, une trame de lignes ondulantes occultent partiellement notre vue. L'exposition propose de considérer l'ici et là-bas comme deux points de projection, évoqués par le rivage et l'horizon de la photographie de Yasmine Attoumane (Rivage III), confondus dans un seul et même lieu chez Jayce Salez (Heimat 2015-2016), ou encore suggérés par le vol déchu des pétrels que scande la phrase de Sonia Charbonneau (Les pétrels s'échouent sur nos villes en y voyant les étoiles). Elle parle d'une douloureuse errance, celle de Dorothée peut-être, « la belle créole » qui, perchée sur ses hauts talons longe une plage de galets dans une marche incongrue, douloureuse, instable et solitaire vers un horizon qui semble inaccessible. Elle souligne aussi des mutations de formes et de matières, depuis les graffitis en volume d'Antoine Mariani (Sans titre) aux sonorités des céramiques d'Erwan Lauret (Larsen et Cloches) en passant par le disque de feuilles méticuleusement collées une à une par Anaïs Saint-Agnan pour résister à la disparition (Mortifer).

D'une rive à l'autre est aussi un point de mire, un premier virage vers la reconnaissance artistique, une façon de construire des ponts. Il peut s'agir d'un fil tendu entre la terre et les étoiles, d'un ballotement des yeux entre réalité et fiction, d'un vertige de l'âme entre les souvenirs et l'avenir.

Réalisé avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication – DAC-OI.

En partenariat avec Mauvilac.

Commissariat : Patricia de Bollivier & Diana Madeleine
Médiation : Cathy Cancade et Océane Marée

" Habiter l'espace"  (Accrochage-éclair)
Du 10 au 13 octobre 2017- Galerie de l'ESA
Projet artistique présenteé par Cathy Cancade

« Habiter l'espace » est directement rattaché à un projet de recherche global mené par Cathy Cancade depuis fin 2016 à La Réunion et qui s'intitule « Images mentales et Espaces imaginaires ». Il fait suite à une première proposition, « Quand la ligne devient forme », présentée à l'ESA la même année dans le cadre du DNSEP.

Lors de ce deuxième volet, la parole est donnée aux personnes déficientes visuelles dans le cadre d'ateliers de recherches et d'expression plastique afin d'ouvrir le débat quant aux dimensions affectives, senties et ressenties de ces espaces dans lesquels leurs corps évoluent. S'interroger sur la perception du monde qu'ont les personnes privées de vision c'est remettre en question la perception de celui-ci par les voyants.
Il s'agit donc de s'affranchir du primat de la vision dans notre connaissance du monde et de questionner nos espaces et nos « manières d'habiter » pour en révéler la part immatérielle et sensible. Les enjeux d'une telle démarche sont multiples, c'est déjà prendre conscience des limites de certains points de vue et de l'intérêt d'en découvrir d'autres. C'est aussi repousser les frontières du vu et du connu pour se frotter à d'autres formes d'espaces où tous les sens sont en éveil.

Cathy Cancade
Diplômée de L'ESA Réunion, Cathy Cancade est une artiste pluridisciplinaire, dont la démarche s'apparente à celle de l'explorateur-cartographe, arpentant et mesurant le monde dans lequel nos corps évoluent. Elle aborde la question du déplacement à travers le dispositif de la marche, ainsi, le corps en mouvement devient outil de perception et de mesure. Il trace des lignes invisibles et redessine le paysage faisant apparaître de nouvelles formes, de nouveaux horizons. En s'affranchissant du prisme de l'œil, elle interroge nos sens et nous invite à prolonger l'expérience à travers un univers sensible et poétique

 

 

 

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